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Des citoyens hyperconnectés, pour le meilleur ou pour le pire ?

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Ce 6 mars, les sénateurs découvrent en première lecture une proposition de loi sur le développement du très haut débit à travers l’Hexagone. Entre les mains des parlementaires, ce texte doit notamment « inciter aux investissements dans les réseaux de communications électroniques ». Au menu, la promotion de la fibre optique à grande échelle, ou bien encore la préparation des infrastructures aux futures technologies 5G dans la téléphonie.

Convaincu qu’un immense travail reste à mener, Sébastien Soriano s’exprimait en début d’année dans une interview au Parisien. L’occasion pour le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), de tirer gentiment la sonnette d’alarme : « La France se classe 24e sur 28 en Europe en termes de couverture 4G. Ce n’est pas acceptable », avertissait-il. Sans parler des zones blanches, encore nombreuses, où téléphoner avec son mobile relève de l’utopie.

numérisation

Jean-Pierre Raffarin, improbable pionnier de la start-up nation

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Régler une amende de stationnement, déclarer vos impôts, réclamer une copie de votre casier judiciaire… Longtemps chronophages et synonymes de paperasse, ces tâches sont désormais toutes réalisables accessibles en ligne, à portée d’ordinateur ou de smartphone.

Convaincu que la France doit devenir une « start-up nation », Emmanuel Macron souhaite aller plus loin : il a ainsi fixé comme objectif qu’à l’horizon 2022, « 100% des démarches administratives » soient accessibles sur Internet.

Pour remplir cet engagement d’ici la fin du quinquennat, le président de la République a chargé son secrétaire d’État au Numérique d’accompagner les services de l’État dans cette vaste transition. Le premier point d’étape est prévu le 1er mars, avec la présentation par Mounir Mahjoubi d’un service en ligne intitulé « demarches-simplifiees.fr ». Grâce à ce site, « les administrations peuvent dès à présent créer leurs procédures en ligne en toute simplicité et en quelques minutes ».

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Face à l’intelligence artificielle, les pires échecs ressemblent à des victoires

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Si l’origine chinoise du jeu de go est incontestée, la date de sa création fait débat. Cette dernière pourrait remonter à plus de 4 000 ans. Les parties traditionnelles se jouent sur un plateau quadrillé où s’entrecroisent 19 lignes verticales et horizontales. Les joueurs placent successivement des pierres de leur couleur (les noirs affrontent les blancs) afin de former des territoires et marquer des points. Une intersection contenue dans un territoire vaut un point. Si le go est né en Chine, on y joue ailleurs en Asie, notamment au Japon ou en Corée du Sud.

En mars 2016, Numerama résumait parfaitement le défi que représentait le go pour une IA : la difficulté majeure, expliquait le site, « réside dans le nombre de combinaisons qu’il faut explorer à chaque coup pour essayer de déterminer la meilleure tactique à suivre. Au départ, les possibilités s’élèvent à 10^170, ce qui est considérablement plus élevé que le jeu d’échecs (10^120) ou même tout simplement que le nombre d’atomes se trouvant dans l’univers observable (10^80). »

L’intelligence artificielle est régulièrement associée à une automatisation croissante des tâches, ce qui fait dire à des experts que de nombreux métiers devraient disparaître, dans le domaine des services en particulier. Les études sur le sujet aboutissent à des résultats très différents puisqu’en parallèle, l’IA est amenée à créer des emplois, dans l’informatique, la récolte et le traitement des données personnelles…

Sans doute avez-vous vu se développer sur Internet les chatbots, programmes qui se matérialisent en ligne par des petites boîtes de dialogue. L’ordinateur interroge l’utilisateur sur ses besoins et, grâce au renfort de l’IA, tente de lui apporter une réponse personnalisée. Les chatbots restent encore imparfaits, mais ils font l’objet de nombreux développements. Dans le futur, ils pourraient remplacer les services clients des entreprises.

En janvier, Facebook a publié un communiqué annonçant le recrutement de 30 chercheurs et ingénieurs pour développer son antenne parisienne de recherche sur l’IA. Les investissements supplémentaires consentis vont également permettre l’accueil de 40 doctorants, une façon de développer de nouveaux outils internes et de dénicher des talents amenés à renforcer les équipes du réseau social américain. D’ici 2022, un investissement supplémentaire de dix millions d’euros est prévu.

Les logiciels open source sont des programmes comme les autres, à ceci près que le code informatique qui a permis de les concevoir est rendu public gratuitement. Cela permet à des communautés de développeurs de les réutiliser, afin d’adapter ces logiciels à d’autres usages, mais aussi d’en corriger les bugs. Le navigateur Mozilla Firefox fait partie de cette catégorie de logiciels.

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En 2016, 20 ans exactement après la victoire de Deep Blue contre Garry Kasparov aux échecs, c’est au jeu de go que s’est distinguée l’intelligence artificielle. AlphaGo, logiciel développé avec le soutien de Google, a vaincu l’un des joueurs professionnels les plus titrés au monde. Ce résultat inattendu a symbolisé les progrès récents effectués par l’IA, plus que jamais en mesure de surpasser ses créateurs humains. Sous nos yeux, une révolution technologique et sociale se prépare, dans le secteur bancaire, de l’assurance ou dans celui de la santé. Des bouleversements semblables à ceux engendrés par l’arrivée d’Internet.

C’est un bar-restaurant comme il en existe des centaines dans une grande ville comme Paris. On y sert des grillades et du couscous, pendant que les clients moins gourmands se contentent d’une tasse de thé. Ce soir-là, un petit groupe d’habitués a bravé le froid et évité la chute sur les trottoirs verglacés de début février pour se retrouver. Derrière la devanture rouge un peu datée, ils ont rejoint l’un de leurs QG, sortent des plateaux en bois et des pierres blanches et noires.

Informaticiens, profs d’histoire ou encore musiciens, ils forment une communauté, celle des joueurs de go. Né en Chine voilà au moins trois millénaires, ce jeu de société consiste à placer des pierres sur les intersections d’un plateau quadrillé pour s’approprier un maximum de « territoires ». Le go a séduit quelques milliers de Français, dont les plus férus se réunissent au sein des 123 clubs recensés à travers le territoire. « Historiquement en France, les pratiquants se sont retrouvés dans des bars, des lieux comme celui-ci », raconte Clément Béni. Ce trentenaire jovial, dix ans de pratique derrière lui, s’est investi au sein de la fédération française de go et se fait un plaisir d’en expliquer les subtilités aux profanes. Ouvertures traditionnelles pour jouer les premiers coups, techniques pour encercler les pierres de son adversaire, analyse des positions occupées par chacun des joueurs, il est intarissable.

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L’IA se frotte au droit : « pour l’instant, on fait du bricolage »

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Depuis plusieurs années, les voitures autonomes se développent massivement. Des constructeurs traditionnels tels que BMW ou General Motors s’y mettent, mais ils ne sont pas les seuls. Des firmes telles qu’Apple, Google ou Uber développent leurs propres modèles. Entre 2012 et 2016, près de 1 200 brevets ont été déposés dans le secteur. Pour accompagner et aider la recherche, la Californie a assoupli sa réglementation, autorisant désormais ces véhicules d’un genre nouveau à circuler librement sur les routes.

La victoire d’un logiciel face à une légende humaine du jeu de go a marqué les esprits en 2016. Ce succès a mis en lumière les progrès immenses de l’IA et nous laisse entrevoir de nombreux bouleversements au sein de la société. Comme avec l’arrivée d’Internet, le droit doit s’adapter : voitures autonomes et robots de tous types posent des questions juridiques encore non résolues.

Imaginez que deux piétons s’engagent brusquement sur la chaussée en dehors d’un passage clouté. Ils viennent chacun d’un côté différent. À quelques mètres de là, une voiture autonome roule à bonne allure, transportant des passagers en train de faire la sieste. Le véhicule détecte les deux imprudents qui se présentent sur la route, ses caméras identifient le danger. Problème : la vitesse est trop importante, freiner en urgence s’avère impossible. En une fraction de seconde, les systèmes informatiques embarqués analysent toutes les options possibles. Braquer à gauche ? À droite ? Accélérer ? À ce moment précis, aucun choix n’est idéal, la collision devient inévitable.

Dans un tel cas de figure, « la question du régime de responsabilité d’un robot se pose de manière directe », lance Julie Prost, avocate spécialisée dans les questions numériques. Si la voiture se déporte pour éviter l’un des piétons, elle se retrouve condamnée à percuter le second, malgré un freinage désespéré. Les passagers du véhicule, qui dormaient paisiblement au moment de l’accident, seront-ils responsables ? Faut-il incriminer le programme informatique qui contrôle les roues et le moteur ? S’en prendre au constructeur ?

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Spam, buzz, geek… Le français a-t-il perdu la conquête du web ?

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Insuffler un nouvel élan au français, développer son rayonnement à travers le monde, la moderniser. Voilà en quelques mots les objectifs de la Conférence internationale pour la langue française et le plurilinguisme, qui se tient les 14 et 15 février à Paris.

500 participants débattent lors de ces deux jours, des échanges qui doivent aboutir à une série de propositions formulées à Emmanuel Macron.

Du Québec au Cameroun, en passant par la Belgique ou le Liban, le français reste une langue majeure, la 5e plus utilisée au monde. Les dernières estimations, datées de 2014, recensent 274 millions de locuteurs à travers la planète, dont 212 millions qui en font un usage quotidien. Au cœur de l’actualité, les Jeux de Pyeongchang nous rappellent que le français est la langue officielle de l’olympisme, hommage préservé au baron de Coubertin.